samedi 15 juillet 2006

Alors voilà, les commentaires sont fermés

Cette après-midi du 14 juillet a vu arrivé plus de 300 spams d'un coup, ils m'ont pris deux heures de nettoyage car je tiens à vérifier tout les commentaires. Comme je n'ai toujours d'anti-spam efficace sur Dotclear (le plugin Spamplemousse marche pas avec moi, mais là c'est surtout de ma faute) je vais fermer les commentaires, cependant les trackbacks restent ouverts.

Faut dire aussi que les spammeurs deviennent un peu plus rusés (et des *******, faut le dire aussi). Ça va rester comme ça jusqu'à l'installation de la nouvelle version de Dotclear. Quand j'aurais plus de temps, quoi.

Vous pouvez toujours m'envoyer un commentaire à publier pas courrier à meta.nando@gmail.com.

dimanche 9 juillet 2006

Le Blog des Éoliens

J'ai supprimé la catégorie Éoliens dans le présent blog ainsi que les billets se rapportant au sujet du même nom. Ces billets ont était republiés sur un blog dédié à part entière : Le Blog des Éoliens.

Voilà pour le message de service. Ce blog se remet en veilleuse jusqu'au prochain billet ;-) , on ne peut pas tout faire en même temps.

P.S.
Cela ne veut pas dire que je dors, au contraire je suis très affairé, mais j'ai quand même un œil sur vous.

dimanche 11 juin 2006

La Serenata Monumental

Décidément au rythme où j'accède à la rédaction de mon blog je crois que je vais peut-être pondre un billet tout les dimanches. On verra. Pour l'instant je suis content, je viens de trouver, via A Guitarra de Coimbra, un enregistrement de la dernière Serenata Monumental de Coïmbra. Celle-ci est l'ouverture de la Queima das Fitas, la grande fête des étudiants portugais. La Serenata est ici un concert de fado réalisé par des étudiants, en l'occurrence je parle de celle qui vient de se dérouler à Coïmbra, au pied de l'église Sé Velha.

Lire le billet en entier

lundi 1 mai 2006

Ici les commentaires attendent


[source]

Comme bon nombre de blogueurs aux prises avec le spam, un fléau gluant et vicieux, les commentaires sur ce site ne seront pas automatiquement publiés, je les mettrai moi-même en ligne. J'ai bien un anti-spam mais je ne n'ai pas eu le chic de le faire fonctionner correctement.

J'attends une meilleure solution (qui marche, m'économise du temps et de l'énergie) intégrée par défaut dans la prochaine grande version de Dotclear.

mercredi 26 avril 2006

Ne pas oublier le contraire

En feuilletant par curiosité le livre Le zéro mépris d'Hervé Serieyx (qui traite de communication, d'image, de relation, etc. au sein des entreprises et des institutions, daté de 1989) je suis tombé sur une curieuse liste. C'est d'une part une citation de la revue militaire américaine Army et d'autre part une caricature de l'art d'être chef.

Lire le billet en entier

lundi 17 avril 2006

Blogs silencieux

Ceux pour qui leur propre blog n'est pas une priorité sont sujets à passer inaperçu dans les blogophères. Dans leur principale raison d'être les blogs se veulent un relais de communication, d'information, de connaissance (vérité, mensonge, ou erreur : là n'est pas mon propos). Il peut même être une extension numérique de son auteur, voir même un remplaçant. Alors un blog silencieux est-il toujours un blog ? Qu'importe, il semble que le blog soit également populaire parce qu'il a plusieurs définitions pour des expériences communes.

Tout ça pour dire que je vais petit à petit revenir bloguer, en fonction de l'emploi du temps et surtout de l'énergie disponible. Je pense notamment à la semaine prochaine.

jeudi 26 janvier 2006

iRate Radio, de la musique libre

iRate permet d'écouter (télécharger) de la musique légalement et gratuitement, elle fait partie d'un nouveau [1] genre de webradio, celle où vous pouvez choisir les titres et les styles. Une manière, répandue, de faire ce choix est de donner une note (« rate »), en général de 1 à 5. La note la plus basse pour signifier le refus du morceau écouté et l'inverse pour signifier qu'on en redemande. Une radio à la carte en fait. L'outil est prometteur, quoiqu'il sera génial sûrement quand il aura atteint le stade 1.0. Pour l'instant je reste sur ma fin parce je rêve d'en avoir plus pour le même prix.

Des bons points

Capture d'écran d'iRate
iRate sous Windows XP. Il est légèrement différent sur les autres plateformes.

Ce que j'apprécie dans iRate c'est d'une part la zone playlist qui comporte diverses informations sur les titres et d'autre part le système simple de cotation. On peut résumer iRate aux bons points suivants :

  • iRate télécharge en continu les titres à écouter sur votre machine au format MP3, c'est bien pratique pour les transférer sur disque ou sur un lecteur MP3. Le logiciel demande au serveur iRate les morceaux qui correspondent au choix (enfin, il tente) fait par l'utilisateur. À noter qu'il télécharge un morceau au hasard une fois sur vingt ( je suppose pour être sûr qu'on puisse écouter des nouveautés).

  • Ces titres sont affichés dans une liste où on peut les classer, entre autre, par titre, auteur, cotation (évaluation), licence, écouté/non-écouté, coté/non-coté.

  • On évalue chaque morceau en les classant dans cinq niveaux qui va déterminer à quelle fréquence seront rejoués les morceaux :

    1. « Mauvais » ou corbeille : supprime du morceau de la playlist et vous ne l'écouterez plus
    2. « Bof » ou 1 étoile
    3. « Pas mal » ou 2 étoiles
    4. « Cool » ou 3 étoiles
    5. « Super » ou 4 étoiles
  • La musique qu'offre iRate est sous licence Art Libre ou sous licences Creative Commons, pas de crainte d'être fiché dans la liste pirates. C'est aussi la possibilité, dans certains cas, de réutiliser la musique pour son propre compte.
    Les styles tournent autour du rock, heavy, folk, ska, country, pop, rap, electro, techno, ambiance et j'ai même entendu passer un morceau néo-classique. Pour l'instant pas de musique classique, de musiques non-occidentales, ni d'électro-accoustique (vous savez, enregistrer et mixer des sons, je sais toujours pas comment s'appelle ce genre). Du côté d'iRate ils ont une base où sont inscrit quand même environs quarante-six mille titres. Attendons.

Des mauvais points

L'outil est (relativement) nouveau et sa gestion l'est aussi, il faut s'y habituer. Avant d'avoir sur votre machine un nombre conséquents de titres agréable à écouter il vous faudra passez par une phase plus ou moins longue où vous devrez souvent écouter les nouveaux en vue de les évaluer. J'ai actuellement quatorze morceaux 4 étoiles sur un total de 78, cela me fait un peu moins de 20 % de titres vraiment potables. C'est pas beaucoup. La phase d'évaluation est la plus part du temps ingrate puisque j'écoute soit des daubes soit de la musique qui me laisse indifférent. Qu'on se rassure ce soucis n'est bien sûr pas propre à iRate mais à tout ceux qui cherche leur pépite d'or, leur merveille.

En dehors de ce pénible chemin de croix du mélomane iRate a quelques défauts, bien sûr à mon sens. Je parle de ma version, c'est la 0.3 pour la plateforme Windows XP. Je lui en trouve quatre :

  • Pas de slider pour avancer dans un morceau ; ce serait surtout utile lors de la phase d'évaluation

  • Pas de gestion de formats ouverts, comme l'Ogg Vorbis

  • Pas de possibilité d'écouter seulement une catégorie de morceaux : écouter seulement les 4 étoiles pour se faire plaisir ou bien écouter les 1 étoile pour voir si on va faire le ménage.

  • Pas de gestion des fichiers téléchargés, ainsi j'accumule toujours les musiques sur mon disque dur, ça va tant que j'ai de l'espace. J'ai supprimé à la main des musiques dans le dossier où elles atterrissent puis, en redémarrant iRate j'ai constaté qu'il se met à les retélécharger. Pour bien faire il faudrait supprimer leur entrée dans le fichier trackdatabase. Ce serait bien aussi si on avait la possibilité de déplacer les 1 étoile vers le niveau corbeille, histoire de faire de l'espace.

À remarquez aussi que bien souvent la case de la licence est vide, pas d'indication légale sur le morceau (Art Libre ou l'une des licence Creative Commons ?). Dans mon cas seulement deux titres sur 78 sont clair sur ce point, mais là je ne sais pas qui blâmer.

Et après ?

Même si iRate n'est pas ma source privilégiée de musique il reste quand même pour moi un beau projet et j'attends impatiemment les améliorations. J'imagine notamment la récupération de goûts d'autres utilisateurs ou le support de la vidéo. Mais il semble que le développement d'iRate stagne.

Il existe un autre logiciel du genre, Indy.tv, qui est parti du même principe sauf que son utilisation a l'air plus simple. Je dis « a l'air » parce que je n'arrive toujours pas à écouter de la musique avec, on dirait que les titres me sont inaccessibles.

Indy.tv
L'interface d'Indy est nettement plus simple.
[source]

Télécharger / Installer iRate Radio

Télécharger la version stable (Indy 0.1 build 13).
Les utilisateurs de Windows doivent au préalable avoir sur leur machine Java Web Start Launcher (un installeur web), il fait partie de la plateforme Java (J2SE).

Les windowsiens qui ne comprennent pas trop de quoi je parle peuvent tenter cette procédure :

  1. Regarder si J2SE n'est pas déjà sur sa machine ; pour cela aller dans Panneau de configuration puis Ajouter ou supprimer des programmes et enfin parcourir la liste.

  2. S'il y est cliquez ici et suivez le guide ; l'installation se fera ainsi que le démarrage de iRate. C'est fini.

  3. Si J2SE n'y est pas il faut l'installer, de toutes façons cette plateforme Java vous servira pour d'autres programmes.

  4. Donc, s'il n'y est pas alors installez J2SE JRE : aller à cette page, puis cliquer sur le lien « Windows Installation, Multi-language » après avoir coché « Accept License Agreement. »

  5. Aller au point 2.

Mais je ne peux que vous conseiller de vous faire aider par un connaisseur.

Pour la route

iRate m'a permis une bonne trouvaille, Os The Everaldos. C'est un groupe brésilien alternatif, il donne une musique du genre lo-fi et post-rock rafraîchissante et originale. Les avis sont partagés sur ce groupe, simples amateurs ou artistes doués, moi je trouve qu'ils sont doués. Je sais pas grand chose sur eux, ils seraient « anti-professionnalistes » et cultiveraient l'ironie. Os The Everaldos est peut être fini car un des membres (Bruno Prieto) fait partie maintenant du groupe raggae Maskavo.

À écouter :
Os The Everaldos - a)Les vèrbes françaises b)O amor ? o fim c)O amor ? mal-educado (6,07 Mo / MP3 / 6:37).
Non non j'ai pas fait d'erreur sur le titre, c'est comme ça qu'on le trouve :-) Dans la première partie le chanteur s'exprime en français, mais c'est à peine compréhensible. L'ensemble commence par un style folk pour finir en hard-core.
Via iRate pas de mention de licence (pour le cas ça m'étonne pas).

(Mise à jour : Suppression de l'image illustrative du groupe parce que ne pouvais pas identifier qui était qui)


Note 1
En réalité non, le projet a déjà quelques années derrière lui. Mais il me semble que ces temps-ci sa popularité augmente, en tout cas on entend de plus en plus de radio personnalisables.

dimanche 15 janvier 2006

Anniversaires

Tortue
[source]

Le billet précédent est le centième. 100 billets en un peu plus d'un an cela me classe dans la catégorie blog-tortue. Par contre l'autre anniversaire est passé sous mon nez sans se faire remarquer : le 1er septembre 2004 naissait ce site et le premier billet du blog apparaissait deux jours plus tard. Donc une commémoration avec quelques mois de retard.

Pour fêter ça (en douceur) je vous fais part d'une de mes découvertes, Liam Singer. Il chante et joue de plusieurs instruments, notamment le piano, le tout dans les styles néo-classique et pop.

À écouter :
Liam Singer : Asthma / Rivets in water (2,38 Mo / MP3 / 2:36)

D'autres morceaux à apprécier ici. C'est en fouillant dans les archives (au combien intéressantes) de l'audioblog de David Fenech (un musicien) que je suis tombé sur Liam Singer (et d'ailleurs beaucoup d'autres). Les MP3 sont hébergés sur le site de Tell All Records.

mercredi 11 janvier 2006

Sur la piste des audioblogs

Dans mon agrégateur il y a 14 audioblogs que je surveille. Et encore ce nombre est appelé à augmenter. Caque jour apporte son lot de musiques, quelques unes, 5, 10, parfois plus, execptionnellement quelques dizaines de nouveaux morceaux. Ça prend du temps pour écouter ce flot, d'autant plus que j'ai pris l'habitude de télécharger et d'archiver sur mon disque dur.

Alors j'écoute, je cumule, je range, je draine au fil des jours. Dernièrement je viens de remplir un DVD, c'est-à-dire quelques Go de musiques (en comptant aussi ceux issus des webradios). Je vais jusqu'à me soucier de bien enregistrer le nom de l'auteur et le titre du morceau, et quand je peux une image illustrative ainsi que quelques notes. Question d'éthique. Affaire de passionné que tout ça, ou de timbré.

Essentiellement cela tourne autour du pop-rock. Il faut aussi compter sur de l'ectro et du lounge, du folk et du country, du hip-hop et du dub, bref quand c'est bien je ratisse large. Ajouter à cela diverses musiques du monde et vous ne décrochez plus, pour peu que vous écoutez des titres qualité. Une des différences essentielles avec les médias traditionnels c'est que la plus part de ce que j'écoute je le connaissais pas avant ; découvertes garanties.

Bon, une fois que vous avez fait ces découvertes il y en aura moins, mais il y en toujours. La récompense arrive parfois : un titre ne vous sort plus de la tête, vous l'écoutez en boucle 3 fois, 5 fois et puis il faut bien arrêter parce que vous n'avez pas que ça à faire... Finalement vous vous dites aller une dernière.

Une liste pour débuter

On trouve pas tout de suite les blogs qui vous conviennent, vous thésorisez petit à petit. Voilà ma liste de base (dans le désordre) :

Il est possible que les anciens titres mis à disposition ne soit plus disponibles.

Là, ce qui ne me quitte pas

The Clean Prophets
The Clean Prophets [source]

Pour commencer du pop-rock, le morceau s'intitule Tambourine Crown, il est interprété par The Clean Prophets (USA), découvert via music for robots :

Ikhwani Safaa
Un disque de la collection ZANZIBARA
[source]

Dans un autre style, le taarab, une musique populaire de la culture swahilie (Est africain). Vous pouvez écouter quatre morceaux du genre sur le billet fuir ! Là-bas fuir de Fernet-Branca (son blog est joliment titré La Cadillac, les jolies filles et le chocolat…). Ce sont des extraits de la série Zanzibar parue chez Buda Musique.

À l'écoute

Ne produisant pas tellement de billets ces temps-ci je me suis en quête d'un sujet à développer. Alors je fouille dans mes notes (matérielles et pensées). À propos de la saudade je suis arrivé à un statu quo : je ne suis pas finalement assez renseigné sur elle (pour ce qui est des études socio-culturelles), alors je fais ce qui faut et un de ces quatre j'en reparlerai.

Mais à la fin je n'écris pas et, c'est parce que je ne pense pas à parler de ce qui m'intéresse en ce moment. C'est idiot vous allez dire, c'est vrai et j'y remédie maintenant.

Autre monde, autre approche, autre mode voilà les plaisirs de consommer de la musique sortant de la boîte magique Internet. Voilà ce qui m'occupe bêtement en ce moment : télécharger et/ou écouter de la musique. Faute de dire des choses intelligentes je vais au moins être sincère. J'y passe des heures et y dissipe pas mal d'énergie. C'est presque une accoutumance.

Audioblogs et webradios

Peut-être que je renoue avec le goût très prononcé d'écouter de la musique de ma période adolescente. Quoique j'ai sans doute envie de prendre un plaisir direct, celui du mélomane. Et en tant que tel Internet est pour lui une source quasi-intarissable et ce d'autant plus captivante qu'on peut cibler ses goûts. Autrement dit on prend son pied. Pour moi les principales sources de musiques sont les audioblogs et les webradios.

Les audioblogs, comme le nom l'indique, sont des blogs qui mettent à disposition des fichiers musicaux (ou le lien vers eux), souvent accompagné d'une chronique ou simplement de divers renseignements. À ne pas confondre avec les blogs qui font du podcasting qui, en plus d'être des audioblogs, produisent un fichier RSS, celui qui sera détecté par des logiciels qui placeront ensuite la musique dans votre lecteur (iPod, lecteur MP3, etc.). Mais, pour l'instant, je n'utilise pas le podcasting.

Les webradios sont des sites qui mettent à disposition des adresses web à travers lesquelles de la musique (ou de la voix bien sûr) est diffusée en continu (un flux). Pour ce qui est des radios en Flash je ne sais pas ce qu'il y a derrière. Autant d'adresse que de types de musique ou de culture.

En conséquence toutes ces sources sont très nombreuses et vous devez bien trouver quelque part votre bonheur. Bon je vais tâcher d'expliquer ce que je fais en détails (évidemment je m'adresse là à des débutants), et tant que j'y suis je vais vous faire partager mes goûts musicaux.

mardi 6 décembre 2005

Silly Design ?

En ce moment, par blogs interposés, une discussion intéressante, ouverte et posée sur l'Intelligent Design entre Oldcola le biologiste et Fulcanelli le philosophe. Je dois dire que j'ai des difficultés à suivre, tant sur le plan philosophique que celui de la biologie.

J'ai toujours eu une carence intellectuelle de réflexions métaphysiques mais, heureusement, cela ne m'empêche pas penser par mes propres moyens ;-) C'est normal pour quelqu'un comme moi qui est plus émotif et subjectif qu'intellectuel et objectif. J'ai eu une formation de chimiste physicien mais pas biologiste ce qui m'empêche d'apprécier pleinement les propos sur l'évolution du vivant par Oldcola.

Aussi je reste simple spectateur de leur discours et laisse approcher la bête curieuse qu'Oldcola surnomme le Silly Design (« Design Idiot » il me semble) parce qu'elle n'a pas l'approche scientifique qu'elle revendique. De son côté Fulcanelli commence courageusement l'apprivoisement du phénomène et pressant un changement de taille à venir (ou en cours), qu'il soit scientifique, métaphysique, ou spirituel, en tout cas socioculturel, et sans Bible ni Darwin.

Mise à jour du 12/12/2005

On dirait que c'est rapé.

Mise à jour du 23/12/2005

Ça continue quand même, mais le ton est monté d'un cran. Oldcola défend maintenant la théorie de l'évolution scientifique sur son propre blog. Et ça chauffe pas mal.

lundi 5 décembre 2005

Rock balancing invraisemblable

Rocher en équilibre
Rocher en équilibre dans le Arches National Park (USA).
[source]

Vous connaissez peut-être ces photos de rochers posés en équilibre apparemment précaire mais qu'en réalité ils se dressent là depuis une éternité. Vous êtes peut-être un chanceux pas comme moi qui a eut l'occasion d'en voir un de près et même de le toucher. Quoique j'en ai vu mais seulement de très loin, dans la région montagneuse un peu au nord du Massif d'Estrela (Serra da Estrela) au Portugal, mais là-dessus je n'ai pas de photos. Ces pierres sont rares donc en quelques sortes précieuses. Malgré leur masse imposante elles témoignent quand même d'une certaine fragilité.

Bill Dan
Des « sculptures » de Bill Dan.
[source]

Il n'y a pas que la nature pour faire pour de tels difficiles équilibres, il y a aussi des hommes. C'est parfois beaucoup plus compliqué et surtout moins massif. Un exemple : Bill Dan (découvert via QI132). Il « sculpte » les pierres, ses œuvres sont des pierres naturelles empilées les unes sur les autres de façon invraisemblable qu'il appelle « rock balancing. » La justesse des mains de Bill Dan est saisissante. J'envie la combinaison précision des mains et robustesse du dos. Faut dire aussi qu'il sait choisir les bons cailloux. Résultat : de la poésie.

Bill Dan
Bill Dan posant devant ses réalisations, des équilibres troublants de pierres.

samedi 3 décembre 2005

The Fall - Mel O'Callaghan


Image extraire de la vidéo The Fall de Mel O'Callaghan.
Droits réservés par la galerie Schleicher+Lange.

Sur le site de Clemens Habicht, un artiste et graphiste australien, qui bosse dans l'illustration et le design, je découvre une vidéo [Format .mov - 12,6 Mo - 04:08] intitulée The Fall, ayant pour auteure Mel O'Callaghan.

Je dirais pas que j'étais fasciné comme pourraient le suggérer certains annonceurs de la scène culturelle quand ils balancent trop facilement l'expression « spectateur fasciné, » mais tiraillé en quelque sorte. Tiraillé parce que j'ai failli à plusieurs reprises décrocher ; quoique que c'est peut-être tout simplement à cause de l'avalanche d'infos sur le Net.

Cette vidéo sombre est une mise en scène sans paroles ; les seuls sons viennent d'un bruit de fond, celui des éléments. Comme son titre nous le montre c'est une chute. Le point de départ est le vide du ciel et le point d'arriver est le fond noir de l'océan. La distance est grande au point que cette chute donne l'impression qu'elle n'en finit pas ; toutefois c'est relatif parce que ça dure environ quatre minutes.

On est dans le domaine de l'art contemporain, celui qui s'ingénie à faire tomber les repères. Les raisons qui ont fait que j'ai failli laisser cette vidéo là où elle est c'est que je ne voyais pas directement le sujet ni où on voulait en venir. En fait c'est un bon point : la réflexion est exigée. Vous savez bien que réfléchir est agaçant sauf pour des sportifs des neurones. Après coup on comprend qu'on été en face d'une métaphore de la mort, le déclin, la dérive vers un lieu mystérieux, inhumain et vide.

Clemens Habicht a pris la direction artistique de the Fall, une installation vidéo réalisée en 2004 par Mel O'Callaghan. D'après ce que j'ai lu on peut voir des travaux de cette artiste à la galerie parisienne Schleicher+Lange jusqu'au 14 janvier 2006.

Galerie Schleicher+Lange
12, rue de Picardie
75003 PARIS
FRANCE
Tél. +33 (0)1 42 77 02 77
Fax +33 (0)1 42 77 02 72
www.schleicherlange.com

Voir aussi une note plus détaillée sur la même vidéo sur Art11.com

samedi 12 novembre 2005

Des polars de P. D. James

Peluche dans la rue

[source]

Jusqu'à présent j'ai lu trois polars de Phyllis Dorothy James : par ordre de lecture j'aligne Sans les mains (1967), L'île des morts (1982) et La meurtrière (1980). J'ai lu Sans les mains l'année dernière et je ne m'en rappelle plus très bien, par contre je viens juste de boucler les deux autres. Tous les trois sont des romans à énigme classiques mais complexes, les personnages clés ont droit chacun à un profil psychologique qui leur donne de la dimension. Je ne suis pas un vrai amoureux du polar mais la lecture de ces livres m'a bien accroché. Ils vous plongent dans pays anglais en général bourgeois, un tantinet décadent (forcément car les récits sont liés au milieu judiciaire).

Les références à la culture victorienne y sont nombreuses, surtout en architecture et en art. Elle fait citer fréquemment des auteurs anglais hyperclassiques du genre Shakespeare par ses personnages. D'ailleurs ça m'agace un peu, ces derniers, très cultivés et intelligents, se rappellent de judicieuses citations au bon moment. À ce propos je me souviens encore des Météores de Michel Tournier où les figures principales du long roman étaient bien montées intellectuellement. Un peu trop à mon petit goût, si bien que je sautais quelques paragraphes faisant un simple étalage de leur capacité de réflexion que je n'avais pas la patience de tenter d'assimiler (à part ça j'ai un bon souvenir du livre, et puis je vous conseille Les météores, il y a justement pas mal de matière à réflexion).

Malgré ces quelques points inoffensifs je vous conseille leur lecture.

On rencontre chez P. D. James quelques détails constants, du moins dans ceux que j'ai lu. C'est par exemple le « double assassinat, » entendre par là un corps déjà mort qui est une nouvelle fois frappé, apportant par là une confusion stimulante pour le lecteur. Ou bien l'idée selon laquelle les « couples les plus invraisemblables » trouvent parfois le « chemin du plaisir irrationnel » des relations sentimentales et sexuelles.

Voir aussi P. D. James sur Figure de style.

mercredi 9 novembre 2005

Étoile à douze branches avec Gimp

Ça fait des lustres que j'utilise Paint Shop Pro pour éditer mes images. Ça fait aussi autant de temps que je me démène avec la même version, la 4.12, celle qui date de… 1996. Les images de mes sites ont été faites avec lui, mais il est temps de changer cet outil qui a presque dix ans. ;-)

Aujourd'hui je me tourne vers Gimp. D'une part parce qu'il est gratuit, j'ai pas les moyens de me payer une nouvelle licence PSP, encore moins Photoshop. D'autre part il est libre (open source), ce qui me satisfait du point de vue politique et éthique. Pour m'aider à la transition j'ai acheté le livre Gimp 2 efficace de Cédric Gémy. C'est surtout pour me familiariser avec les calques et les canaux. Voyez-vous les calques me restaient toujours en travers de la gorge, et les canaux je connaissez même pas leur existence. Les pros de l'infographie, eux ils font ça les doigts dans le nez. Heureusement depuis une semaine ou deux je rentre dans le bain, j'empile logiquement mes gentils calques les uns sur les autres. Quant aux canaux j'y vais très doucement mais sûrement.

Pour vous montrer ce que j'ai réussi à monter voici une étoile à douze branches de culture islamique (fig. 1). Gimp est plus proche de la retouche d'image artistique que de la DAO technique, ce qui m'oblige à faire une figure simplifiée. Sans oublier qu'elle n'est pas correctement faite, surtout c'est parce que je n'ai aucune idée comment cette étoile est élaborée dans la réalité. J'ai dû bricoler une méthode géométrique personnelle.

Étoile à douze branches
Fig. 1 : une étoile à douze branches réalisée avec Gimp.

On ne dirait peut-être pas mais il n'y a qu'une seule ligne, c'est une boucle, un cycle. Prenez un point et suivez la ligne et vous verrez qu'au bout du compte vous reviendrez au point de départ. Pour vous donner une idée de cet entrelacs dans la réalité voilà une image (fig. 2) tirée d'un ouvrage du XIIe siècle. L'image vient de L'art du livre arabe l'une des galeries thématiques de la BNF.

Page extraite d'un coran du XIIe siècle
Fig. 2 : extrait d'une page d'un manuscrit maghrébin du XIIe siècle.
Le motif central représente une étoile à douze branches,
elle peut être composée d'une seule ligne entrelacée.
[source]