mercredi 24 novembre 2004

Ouvrages et petites manies en cours

Mécaniques au dessus d'un puits
« Mécaniques au dessus d'un puits »
Printemps 1997
Université d'Aveiro (Portugal)

Voici un billet qui me permet de vous signaler que pendant une quinzaine de jours ce site va tourner au ralenti. Les raisons sont entre autres :

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dimanche 21 novembre 2004

Mes vrais débuts

Femme qui écoute
« Femme qui écoute »
Gouache sur papier
65 x 50 cm
1992

Je suis autodidacte, je n'ai fait aucune école d'art, à peine un stage d'été en 1996. Difficile de dire quand j'ai commencé à peindre et à dessiner de moi-même. Peut-être vers la fin des années 80 (la fin de mon adolescence), où souvent je me contentais de recopier des personnages de BD et faire du design de voiture et de moto comme le font typiquement certains adolescents. Dès 1989 je fais partie de ceux qui personnalisent leurs cahiers et leurs classeurs à coup de dessins et de collages. Graduellement mon agenda a vu sa déco prendre le pas sur sa fonctionnalité. Ça c'est un signe. En 1991 je quitte mes cahiers scolaires pour du papier plus approprié et même les planches.

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mercredi 17 novembre 2004

« État humide »

État humide
« État humide »
Acrylique, huile, aquarelle… sur papier
65 x 50 cm
1994-2000

Un jour moi aussi je mettrais mes autoportraits les uns à la suite des autres pour pouvoir comparer. Pour finalement voir dans cette suite ce que je sais déjà à travers mes sensations et mes souvenirs. Je pense à le faire mais je le fais pas. Indécision entre la fierté de son propre travail et le dérangement de se contempler soi-même. Dit comme ça c'est égocentrique et j'aime à penser qu'il n'y a pas que moi la-dedans. Sinon ce serait triste. Vous connaissez sûrement, « Plus il y a de fous plus on rit », à moins que ce soit « Plus il y a de fous moins il de riz ».

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mardi 16 novembre 2004

Les toits

Des toits
« Des toits »
Été 1996
Village Póvoa de Sobrinhos (Portugal)

Au-dessus

C'est toujours agréable de regarder une ville ou un village par le biais de ses toits. On est détaché des turpitudes et du stress d'en dessous. Les nuisances sonores quand elles sont entendues d'en haut deviennent un ronron, quant aux fumées et aux gaz ils deviennent une brume. Certes c'est toujours la même pollution mais je privilégie l'aspect poétique. Graphiquement c'est très intéressant et je me permets quelques photos (voir l'illustration). Personnellement cela me rassure, je suis là, bien vivant et apaisé mais pourtant parmi les autres. Je suis ailleurs sans être ailleurs.

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dimanche 14 novembre 2004

Les escaliers

Vous avez sans doute déjà remarqué qu'on représentait presque toujours les escaliers vus d'en bas. On en voit de temps en temps vus à partir d'en haut, mais à ma connaissance, rarement représentés pour eux-mêmes. Concrètement regardez autour de vous, dans les magazines, dans les musées ou ailleurs, ou bien faîtes un petit tour sur web.

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samedi 13 novembre 2004

Mon mélange collages peinture

L'assemblage

Ce que permet le collage c'est de rapprocher des images qui ont ou pas un rapport entre-elles. Cette expérience peut donner matière à réflexion ou à méditation. La matière première peut être issue de notre propre travail ou issue de celui des autres, qu'ils l'aient voulu ou pas, qu'ils y ont pensé ou pas. Je ne parlerai pas ici des droits d'auteur qui est une autre histoire.

L'effet obtenu par cette assemblage est reconnaissable. À moins qu'on ne cherche à le gommer, c'est-à-dire donner l'impression qu'il n'y a pas eu de collage. On peut aussi le simuler ou du moins en donner l'impression bien qu'il n'y a pas eu réellement de collage. Cet effet est une sensation de surprise de voir côte à côte, de très près, deux images qui n'ont pas la même origine, la même technique de réalisation, le même sens, le même monde... Mais qui finalement montrent qu'elles ont des points en communs comme le démontre le collage. Mais s'il n'y avait pas de points communs alors cet assemblage se charge d'en créer.

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jeudi 11 novembre 2004

Carnet ami des chats

Anti Blogues Sans Chats

Je prends position et m'oppose à la « catless blog attitude » initiée chez Embruns. Pour cela je reprends le logo « Anti Blogues Sans Chats » réalisé par JessY.

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mercredi 10 novembre 2004

Nos mains contre la machine

La machine

Les capacités des machines augmentent sans cesse, elles deviennent de plus en plus complexes. Leur but : rendre service à l'homme. Tâches fastidieuses, répétitives, ou surhumaines, opérations de hautes précisions, visualiser les mondes invisibles (l'espace et les mondes nano et microscopiques), etc, les domaines ne manquent pas où elles soulagent et dopent les capacités humaines. Sans parler de l'ordinateur qui nous aide à gérer le monde et nous-même.

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mardi 9 novembre 2004

Un parc à Aveiro

Escalier vers un abri
« Escalier vers un abri »
Printemps 1997
Aveiro (Portugal)

Le rêveur

Dans mon précédent billet, « Fenêtre sur escalier », je parlais du rêveur, celui qui regarde le monde à travers une fenêtre, mais qui n'y est pas. Manque de pot il ne monte pas les niveaux de l'existence. Il rêve qu'il est déjà en haut. Il a, en quelque sorte, le sens du raccourci. Le rêveur est au dessus des gens et des choses. Ou à côté, ou en deçà, c'est comme on veut. Il rêve de se détruire, de se cacher, mais aussi de se grandir, de se détacher, de rayonner. Le rêveur est incontrôlable et non quantifiable, l'idée de rendement lui est étrangère. On comprendra que le symbole est large et peut contenir tout et n'importe quoi. En fait c'est pratique : il passe partout et tout le monde peut le prendre pour soi.

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dimanche 7 novembre 2004

« Fenêtre sur escalier »

Se juger

Fenêtre sur escalier
« Fenêtre sur escalier »
Printemps 1997
Aveiro (Portugal)

Je suis un amateur de symbolisme, j'y suis sensible mais je ne suis pas un vrai connaisseur. Et quand on a un minimum de culture la-dessus on ne peut pas s'empêcher de se juger, de voir sa vie à travers des clés symboliques. La technique est très hasardeuse tant les clichés sont nombreux. Pire, au jeu du jugement de sa propre personne très peu d'esprits y sont gagnants. Sitôt arrivé à une conclusion qu'on doit nuancer, relativiser, douter. Notre véritable identité reste silencieuse et invisible. On finit par se dire que l'acte de se juger est vain, voir même qu'il faut s'oublier.

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vendredi 5 novembre 2004

Les carnets et la cognitique personnelle en ligne

Sébastien Paquet, de l'Université de Montréal, a rédigé en octobre 2002 (décidément je ne parle que de choses anciennes dans ce carnet) un article sur les carnets et la cognitique personnelle en ligne. Il a été traduit en français par l'habile Grande Rousse et est présenté en deux parties :

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jeudi 4 novembre 2004

« Paradoxalité »

La réduction

Porteurs de crayons, de pinceaux, de ciseaux, de marteaux, de colle, de mortier et autres outils créateurs, on tente de matérialiser nos rêves ou les êtres de notre imagination. En ce qui me concerne cette tâche est bien difficile. Ce que je produis est bien différent, bien en deçà du rêve. Car dans ce dernier il n'y a pas de limite, ni haut ni bas, ni avant ni après. Il y a des formes qui se mélangent et, en même temps aucune forme n'apparaît.

Paradoxalité
« Paradoxalité »
Gouache et encre de Chine sur panneau
90 x 62 cm
1994

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